Une étude majeure publiée dans le JAMA Internal Medicine démontre que les anomalies de la coiffe des rotateurs sont quasi systématiques après 40 ans. Et cet examen, pourtant largement prescrit, n’est finalement pas utile.
La douleur à l’épaule représente l’une des plaintes musculosquelettiques les plus fréquentes en consultation, touchant près d’un tiers des adultes chaque mois. Si le réflexe médical a longtemps été de prescrire une imagerie pour en identifier la cause, de nouvelles données scientifiques bouleversent cette habitude bien ancrée. Les signes d’usure observés sur les clichés seraient en réalité une simple évolution physiologique liée au temps.
Douleurs de l’épaule après 40 ans : un phénomène généralisé
Selon une étude publiée dans la revue JAMA Internal Medicine en février dernier, les lésions de l’articulation s’avèrent extrêmement communes. En effet, 98,7 % des individus âgés de 41 à 76 ans présentent au moins une anomalie de la coiffe des rotateurs à l’imagerie. Les chercheurs constatent une répartition variée des atteintes : 25 % de tendinopathies, 62 % de ruptures partielles et 11 % de ruptures complètes.