Le fléau des aliments ultra-transformés
La situation est encore plus alarmante du côté des ingrédients. Les huiles d’assaisonnement et les sachets d’arômes reposent souvent sur l’huile de palme, riche en graisses saturées, et sur de multiples additifs, notamment du glutamate monosodique (GMS), des exhausteurs de goût et des stabilisants. Ces facteurs placent directement les ramen instantanés dans la catégorie des aliments ultra-transformés (AUT) selon la classification NOVA. Une consommation régulière d’aliments ultra-transformés est associée à des risques accrus d’obésité, de maladies cardiovasculaires et de mortalité globale.
De plus, ces produits sont fabriqués avec des nouilles à la farine blanche raffinée, dramatiquement pauvres en fibres. Cela provoque des hausses rapides de la glycémie. Les régimes riches en glucides raffinés et pauvres en fibres sont liés à un moins bon contrôle glycémique et à un risque plus élevé de diabète de type 2.
Malgré leur faible apport calorique, avec une moyenne d’environ 450 calories par paquet, ces repas ne rassasient absolument pas. Sophie Medlin, diététicienne agréée chez City Dieticians à Londres, explique que la faim revient très vite, poussant à manger de plus en plus tout au long de la soirée. La régulation de l’appétit pose un véritable problème avec ce type de produit.
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